Bruno Boutot

TypeContributionAuteurRéponsesDernière mis à jour
Billet de blogNing: ni ouing ni nong Bruno Boutot0il y a 1 semaine 2 jours
Pagebio Bruno Boutot0il y a 1 semaine 4 jours
PageÀ propos Bruno Boutot0il y a 1 semaine 4 jours
Billet de blogPouvoir 2.0: les résidents du Web se manifestent Bruno Boutot0il y a 2 semaines 2 jours
Billet de blogLe Web 2.0 ne fait que commencer Bruno Boutot2il y a 2 semaines 3 jours
Billet de blogbospointdeuxzero.ca: l'audace de Bos Bruno Boutot0il y a 4 semaines 10 heures
Billet de blogtst Bruno Boutot2il y a 4 semaines 3 jours
Billet de blogStéphane Lagrange parle de mes observations du Web Bruno Boutot0il y a 24 semaines 4 jours
Billet de blogFaut-il parler au CRTC? Bruno Boutot0il y a 25 semaines 1 jour
Billet de blogSuite du Webcamp 2 à Webcom Bruno Boutot2il y a 25 semaines 2 jours
Billet de blogUne communauté pour chaque média Bruno Boutot0il y a 26 semaines 13 heures
Billet de blogLe travail des modérateurs Bruno Boutot0il y a 29 semaines 18 heures
Billet de blogLa communauté des lecteurs devrait faire la moitié du contenu Bruno Boutot0il y a 30 semaines 18 heures
Billet de blogLes vraies communautés existent déjà Bruno Boutot2il y a 31 semaines 13 heures
Billet de blogLe média-produit et le média-marché sont complémentaires Bruno Boutot1il y a 34 semaines 2 jours
Billet de blogSezWho propose une réputation centralisée Bruno Boutot0il y a 34 semaines 6 jours
Billet de blogLes commentaires dans les blogs de médias Bruno Boutot1il y a 34 semaines 6 jours
Billet de blogL'art d'utiliser les réseaux sociaux Bruno Boutot0il y a 34 semaines 6 jours
Billet de blogLa modération est l'âme des communautés Bruno Boutot1il y a 34 semaines 6 jours
Billet de blogSeules les communautés vont survivre Bruno Boutot0il y a 34 semaines 6 jours
Billet de blogArgggh! Forum ou blog? Blog, blog, blog! Bruno Boutot0il y a 38 semaines 6 jours
Billet de blogMetafilter résoud le puzzle de l'identité Bruno Boutot0il y a 1 année 15 semaines
Billet de blogLa fin des quotidiens? Bruno Boutot0il y a 1 année 15 semaines
Billet de blogCommunauté contre "contenu produit par les usagers" Bruno Boutot2il y a 1 année 15 semaines
Billet de blogEn construction Bruno Boutot3il y a 1 année 25 semaines

recent posts for Bruno Boutot

À propos

Bienvenue au carnet de notes de Bruno Boutot.

Je suis consultant en médias et marketing sur le Web, basé à Montréal, Canada.

Depuis 2004, je suis devenu de plus en plus spécialisé en social media: les sites collaboratifs et toute interface avec des publics, en particulier la création, l'animation, la modération de communautés sur le Web.

À l'été 2008, j'ai conçu bospointdeuxzero un site participatif créé à l'occasion des 20 ans de l'agence de publicité Bos, de Montréal, dont je parle entre autres ici.

J'ai participé à la conception de nombreux projets participatifs, entre autres pour un groupe universitaire, une communauté urbaine, une émission de télévision, un festival, un service de tourisme, une entreprise internationale de divertissement, un regroupement d'artistes, un collectif médical, une station de télévision.

On peut me joindre en utilisant le formulaire de contact.
Ou par courriel à:
bruno point boutot arobas gmail point com
Téléphone: 514-590-0224

Mes instantanés publics sont sur flickr.
(J'utilise smugmug pour mes images privées.)
Je commence un blog d'Images.
Mes liens récents sont sur del.icio.us.
Mon profil sur facebook.

Voir aussi: notes biographiques.

Au cours des derniers mois, ce site a servi de test pour différentes configurations.

Tous les médias et la plupart des entreprises ont aujourd'hui un site de diffusion. Leur défi est maintenant d'utiliser les caractéristiques propres du Web pour entrer en relation avec leurs lecteurs. Pourquoi? Parce que c'est la façon d'obtenir les avantages démontrés par les sites nés directement sur le Web: diffusion exponentielle, fidélisation et rentabilité.

C'est ce que les Américains appellent "communauté" sur le Web: tout ensemble de personnes qui participent à un site non pas seulement en tant que "commentateurs" mais en tant que membres contributeurs. En ce sens, une "communauté" sur le Web est un média dont des membres du public sont des participants à part entière.

Ce blog regroupe mes notes sur tous les sujets qui ont trait à cette participation: l'accueil, l'identité, la mémorisation, les incitatifs à la participation, les règlements des médias participatifs (FAQ) et les façons de les faire respecter, l'animation et la modération et bien sûr la rentabilisation. La transaction (ou "conversion") n'est qu'une autre forme de participation.

En plus de mes activités professionnelles, j'ai participé depuis des années à deux "communautés" dont la réussite et la gestion sont exemplaires: Worth1000, dont je suis modérateur (admin) et Metafilter, dont je suis membre.

La gestion des communautés n'est pas si compliquée qu'on pense: Metafilter est géré par quatre personnes, Worth1000 par deux personnes à temps plein et une douzaine de bénévoles.

Ce blog est bâti sur Drupal par Robin Millette.

Ning: ni ouing ni nong

Comme je l'avais annoncé précédemment, nous avons utilisé récemment la plate-forme Ning pour réaliser le site collaboratif bospointdeuxzero, et j'avais proposé à Mario Asselin de partager nos expériences de Ning.

 1 - POURQUOI AVOIR UTILISÉ NING?

    a - D'abord pour les caractéristiques de base que nous recherchions:
      - un système basé sur les pages personnelles des individus: toute communauté est basée sur des individus réels que l'on accueille en leur offrant leur espace personnel;
      - avec mise en mémoire sur ces pages de toutes les contributions de chaque individu: toute communauté est basée sur la mémoire des contributions des individus, pour la fidélisation (plus on contribue et que c'est visible et accessible, plus on est "chez soi" dans cette communauté) et la réputation (tout membre ou visiteur peut consulter les pages de chacun).
      - avec possibilité de contributions plurimédias: texte, photos, audio, vidéo;
      - avec des espaces d'activités communes (forums, blogs collectifs): toute communauté est basée sur des espaces communs où l'on fait des choses ensemble.

    b - Ensuite parce qu'on avait très peu de temps pour compléter le projet et qu'il fallait commencer très rapidement, circonstances dans lesquels Ning offre comme avantages principaux:
      - le système est disponible immédiatement
      - gratuitement
      - sans programmation
      - sans hébergement (tous les Ning sont hébergés chez Ning)
      - et qu'il est très facile à aménager (choix des options, choix graphiques) et à gérer par des non-programmeurs.

En tant que membre de communautés sur le Web depuis 9 ans et concepteur depuis 5 ans, je dois souligner que toutes ces caractéristiques sont des absolues merveilles qui auraient été impensables il y a seulement 2 ans; même d'autres systèmes polyvalents et accessibles, comme Drupal ou Joomla, exigent l'hébergement sur un serveur, des services de programmation ... et tous les frais afférents.

 2 - NONG: LES ASPECTS NÉGATIFS

    a - Les contraintes de Ning
      - vous vous souvenez des Polaroids, le pionnier des appareils à produire des photos instantanées? L'art de prendre des bonnes Polaroids était de connaître les limites ultra simples du système et de jouer dans ces paramètres; hors de ces paramètres, les résultats devenaient très instables et hasardeux; il en est de même pour Ning;
      - le contrôle du membership est trop simpliste: soit votre Ning est caché et vous pouvez choisir vos membres comme vous voulez, soit votre Ning est visible par tous mais alors n'importe qui peut s'inscrire; Ning est basé sur l'idée que toutes les communautés veulent accueillir n'importe qui le plus rapidement possible, ce qui est stupide: une communauté n'est pas un média; ce qui fait la force d'une communauté c'est la qualité de ses membres autour de son sujet, pas ses cotes d'écoute. Noter que Ning s'intitule d'ailleurs "réseau social", pas "communauté", mais sur le fond, ça ne change rien: un réseau social plein d'inconnus hors sujet n'a aucune valeur. (Et oui, quand Ning est ouvert, on peut limiter les membres par approbation mais c'est nul, du genre: "Inscrivez vous! Inscrivez-vous! ... et ensuite on va vous dire qu'on ne vous veut pas".)
      - À cause de l'hébergement chez Ning, vous ne contrôlez pas vraiment votre système: pour bospointdeuxzero, nous avions effectué plusieurs aménagements (par exemple, enlever sur chaque page l'inscription "Inscrivez-vous!" ou mieux disposer l'espace pour écrire un nouveau commentaire); sauf que Ning est un produit en développement et qu'il est régulièrement mis à jour; à chaque mise à jour du système, tous nos aménagements disparaissaient. Après avoir recommencé deux fois, on a arrêté et on a travaillé avec les contraintes du système, mais en devenant de plus en plus motivés à migrer dans le futur sur une autre plate-forme.
      - D'une façon générale, l'absence de choix sur les éléments que l'on offre aux membres: presque tout est installé d'office, ce qui empêche de concentrer les activités dans un espace ou un autre. Votre site peut-être plein de contributions dont vous n'apprendrez jamais l'existence (et que vous ne pourrez donc pas mettre en valeur) dès que vous aurez plus de 20 membres.
      - La quasi absence de l'outil de base de modération de toutes les communautés: l'alerte des modérateurs. Il y a bien un lien en bas de chaque page, mais ce n'est pas suffisant. Les communautés qui sont faciles à gérer (c'est à dire les seules qui soient gérables avec beaucoup de membres), comportent toutes un lien pour alerter les modérateurs attaché à chaque élément (chaque article, chaque commentaire, chaque photo, etc).

    b - Le référencement : l'horreur absolue. La honte. Avec près de 2 000 pages publiées en 3 mois (un exploit!), les rares résultats que l'on retrouve dans Google pour "bospointdeuxzero", "bos.20" et "bospoint20" (appellations qui figurent dans les metadata du site) viennent pour la plupart... de mon blog, ici-même! C'est NUL, archi nul! On nous a expliqué que les Ning étaient vraissembablement filtrés par Google parce que certains étaient utilisés pour produire des spams! Who cares? C'est à Ning de régler ce problème, pas aux utlisateurs!

    c - La langue d'interface: contrairement à flickr, par exemple, où la langue d'interface est au libre choix de chaque membre, la langue de navigation de Ning est choisie une fois pour toute. Pour un client ou un public bilingue, comme on en a souvent à Montréal, c'est assez frustrant. Nous avons bien fait quelques aménagements dans l'interface française pour introduire la base de la navigation dans les deux langues, mais le résultat n'est pas satisfaisant et pas accueillant pour les Anglos (ou l'inverse si vous choisissez l'anglais).

    d - L'absence de mode d'emploi de base. Si vous allez chercher vos membres parmi les résidents du Web, pas de problème. Mais si vous voulez faire participer des gens dont l'expérience ne dépasse pas facebook, il va falloir soit que vous expliquiez à chacun comment faire un lien, poster une photo, incruster un vidéo, un élément audio ou un slideshow, soit que vous rédigiez vous-même un mode d'emploi, ce qui est faisable - et réutilisable - mais qui demande des heures d'investissement.

 3 - OUING: LES ASPECTS POSITIFS

    a - La facilité d'installation et de gestion. Je ne suis pas programmeur et en 2 heures je savais tout faire avec Ning: choisir un thème graphique, changer la typographie et la couleur d'un titre ou d'un texte, aménager ma page de membre, m'amuser avec le choix de questions posées à l'inscription des membres (obligatoire/facultative; réponse unique/choix multiple; visible/caché, etc.), aménager la page d'accueil avec de multiples options toujours modifiables: par exemple, quand nos membres s'activent surtout sur leurs pages, on met "Activités récentes" en valeur en page d'accueil; quand le fun se passe dans les forums, on met les forums en valeur (ou les photos, les vidéos, des messages spéciaux, etc.). C'est aussi simple que des Legos et, d'une certaine façon, aussi amusant.

    b - La gratuité du système et de son hébergement. Il y a des options payantes mais même si vous payez pour enlever le mot "Ning" de votre URL, pour enlever les publicités placées par Ning et pour enlever les autopublicités de Ning, il va vous en coûter un maximum de 50 dollars (CAN) par mois. Pour un système d'une telle richesse offrant autant de possibilités, c'est quasiment un miracle et certainement une des merveilles du Web de notre époque.

    c - L'éditeur de langue: quand on a choisi la langue d'interface, il est très facile de modifier tous les termes de la navigation. Par exemple, pour bospointdeuxzero, l'objectif audio n'est pas de partager de la musique mais des messages publicitaires diffusés à la radio. En cherchant le terme "musique" dans l'éditeur de langue, apparaissent tous les termes et les phrases ou figurent ce mot dans la navigation et il est facile de les remplacer, suivant le contexte, par "message radio", "audio" ou "radio". Super.

 4 - EN CONCLUSION

    a - Qui doit créer un Ning?
Vous. Et vous. Et toi et toi et toi aussi.
D'abord parce que c'est facile.
Ensuite parce que c'est gratuit.
Alors allez-y, créez vous un Ning comme des milliers de gens l'ont fait ces derniers mois. Gardez le "privé" pour expérimenter librement. Je ne vous invite pas à celui que j'ai créé pour jouer parce qu'il y a une série d'options qui ne sont disponibles qu'aux créateurs d'un Ning. Donc créez le vôtre puis allez cliquer sur "Gestion" et jouez aux Legos avec tous les éléments possibles de votre page d'accueil. Invitez un ou deux amis et expérimentez avec des forums, des vidéos, des slideshows.

Ning est au Web 2.0 est ce que le vélo est aux transports: une fois que vous savez faire du vélo, vous comprenez les motos, les autos, les camions, les trains, les avions.

Une fois que vous aurez joué avec Ning vous expliquerez à votre entourage qu'un réseau social ou une communauté sont faits 1 - d'individus, 2 - d'individus qui racontent des histoires et 3 - d'individus qui ont des relations avec d'autres individus.

Vous raconterez à vos clients et à vos collègues qu'un réseau social ou une communauté ne sont pas un média, que la révolution Web 2.0, le Social Media Marketing, ce n'est pas utiliser des réseaux sociaux comme des médias, c'est faire partie de relations et de réseaux de relations.

Que vous soyez un membre des médias, d'une agence de publicité ou d'une agence Web, que vous soyez un blogueur, un consultant ou un amateur, créez vous un Ning comme l'ont déjà fait 500 000 personnes. La révolution Web 2.0, ce n'est pas l'existence de facebook, de MySpace ou d'Espace canoë, c'est que tout le monde est au coeur d'un Ning, tout le monde est au coeur de réseaux et seules les relations comptent.

    b - Dans quelles conditions créer un Ning à long terme?
Quelques centaines de Ning ont été créés avec succès pour des usages professionnels ou amateurs, et fonctionnent très bien. Si cela vous tente, ou tente un de vos clients, visitez plusieurs Ning ressemblant à votre projet puis assurez-vous bien:
- que vos besoins s'inscrivent à l'intérieur des contraintes de Ning; souvenez-vous des Polaroïds: malgré (et à cause de) leurs limites, ils ont eu un succès formidable pendant plusieurs décennies et ont eu des milliers d'applications professionnelles, personnelles, pratiques et artistiques;
- que votre projet est à long terme; comme pour toute communauté sur le Web ou réseau social, vos membres y consacrent d'autant plus de temps et d'énergie qu'ils sont assurés que leurs contributions sont mémorisées et accessibles pour longtemps.

    c - Remerciements
Le premier Ning auquel je me suis inscrit (2 fois!) est celui de L'atelier des médias, créé par Philippe Couve pour son émission de radio sur RFI. Le suivant est celui d'Affaires Plus, créé par Daniel Germain sur les conseils de Jeff Mignon.

    d - D'autres Ning dont je suis membre, qui en sont à divers degrés de développement:
     Webcom Montréal
     mediachroniques
     Journalism Research
     kafeteria
N'hésitez pas à nous faire profiter de votre expérience avec Ning.

addendum: comme presque tout sur le Web, Ning est en permanente évolution; je l'avais essayé dès sa création et j'avais été tellement peu impressionné que je n'y avais plus touché pendant 3 ans; les transformations ont été spectaculaires, et nul doute qu'il y en aura d'autres: le "tableau de bord" a eu deux nouvelles versions au cours des derniers mois. Donc mon appréciation est un instantané et mes critiques peuvent se retrouver sans objet du jour au lendemain.

Cet article est le deuxième d'une série de cinq autour du projet bospointdeuxzero:
     1 - Présentation
     2 - Ning comme outil
     Communauté
     Média et journalisme
     Marketing

bio

Notes biographiques

Bruno Boutot est consultant en médias depuis 1997, en médias sur le Web depuis 2000, en communautés sur le Web depuis 2004.

J'ai participé à la conception de nombreux projets participatifs sur le Web, entre autres pour un groupe universitaire, une communauté urbaine, une émission de télévision, un festival, un service de tourisme, une entreprise internationale de divertissement, un regroupement d'artistes, un collectif médical, une station de télévision, une agence de publicité.

Je termine actuellement la rédaction d'un document Web sur les médias et le marketing sur Internet et donne des conférences sur ces sujets à des publics d'affaires et universitaires.

J'ai été auparavant (1987-1997) cofondateur et rédacteur en chef d'Infopresse, un magazine professionnel spécialisé sur les communications: marketing, médias, publicité.

En tant que journaliste indépendant, j'ai aussi été critique de télévision au Devoir, titulaire des sujets «Médias» et «Architecture» à L'actualité, chef des nouvelles au quotidien Le Matin, critique de publicités à La Presse, titulaire de la chronique « Communications Marketing » à la revue Commerce. La plupart de ces médias n'ayant pas numérisé leurs archives (ou ne les ayant pas mises en ligne ou pas gratuitement), je garde des documents imprimés à la disposition des archivistes.

J'ai reçu des prix de journalisme comme journaliste, éditorialiste et rédacteur en chef et été (et suis encore) membre de jurys de journalisme, de publicité et de design graphique.

Immigré au Canada en 1978, j'ai travaillé à Montréal comme pigiste avec de nombreux éditeurs de livres et de magazines. J'ai dirigé la rédaction et l'édition de plusieurs livres individuels et collectifs (essais, documents). J'ai traduit une trentaine de livres de l'anglais au français pour divers éditeurs. J'ai personnellement rédigé deux livres commandés par des éditeurs: Les drogues expliquées aux adolescents et Big Ben (biographie d'un bandit devenu délateur).

En 1976, à Montréal, j'ai collaboré (graphisme, photographie, imprimerie) à titre bénévole au magazine Mainmise et au Répertoire québécois des outils planétaires, le Whole Earth Catalog québécois.

J'ai été chargé des relations publiques en français au Théâtre national Mohammed V à Rabat, Maroc (1974-1975).

J'ai travaillé entre autres comme éducateur spécialisé, ouvrier dans la construction (maçonnerie, menuiserie), gérant d'auberge de jeunesse, .
J'ai fait mon service militaire français à Nouméa, Nouvelle Calédonie.
J'ai fait 3 ans d'études de médecine à l'université de Toulouse, France.
Je suis né le 6 avril 1948 à Brive, France.

Pouvoir 2.0: les résidents du Web se manifestent

Il y a deux semaines à peine j'ai attiré l'attention de mes contacts sur un article écrit par Matt Haughey (fondateur de MetaFilter) dans son blog personnel: How to get my nerd vote. À l'occasion des élections américaines (il réside à Portland, Oregon), il y énumérait ses souhaits politiques (à lire en entier, mais voici juste les titres):

1. Broadband Everywhere.
2. Universal Healthcare.
3. No federal taxes on internet purchases
4. Renew a commitment to Education.
5. Renew a commitment to Science.
6. Real changes to transportation.
7. Allow early voting by mail.
8. Revamp Copyright/IP law.
9. Fund the patent office so it can do a better job.
10. Open government.

C'est un exemple frappant d'un mouvement qui s'affirme depuis plusieurs mois chez les nerds et les geeks, ceux que j'appelle les "résidents du Web". J'aime bien l'expression de John Battelle "Web Meets World" pour ce mouvement dont d'autres influenceurs sont Tim O'Reilly, Larry Lessig ou Umair Haque.

Il n'y a pas si longtemps, les influences étaient successives, mais sur le Web où tous les interconnectés sont sur la même onde, il ne faut pas s'étonner qu'une déferlante du même ordre se soit produite au Québec quelques jours plus tard.

Patricia Tessier a lancé la balle au premier ministre du Québec pour les participants du Yulbiz le rassemblement des "blogueurs d'affaires", c'est-à dire la branche la plus communicante des résidents du Web. Elle y met en valeur quatre priorités:

1) Permettre à tous les Québécois d’accéder aux réseaux et aux services numériques et éliminer les barrières liées à la sécurité des transactions en ligne.
2) Accroître l’adoption et diversifier les usages d’Internet dans les entreprises, en particulier les PME.
3) Garantir la formation aux usages des technologies de l’information dès le plus jeune âge.
4) Implanter une gouvernance numérique.

On notera que les demandes de Matt Haughey sont plus générales et humanistes, mais qu'on y retrouve les demandes plus spécifiques au monde numérique des blogueurs montréalais. Ces derniers ont d'ailleurs reproduit la lettre sur leurs blogs respectifs, lui assurant une plus grande diffusion: d'après le groupe facebook créé pour l'occasion, ils sont déja 41, une force d'influence respectable.

Québec est aussi un poste avancé du Web et la balle y a rebondi d'abord dans la cour de Carl Frédéric Decelles qui "ajoute quelques enjeux à la réflexion" pour les citoyens, l'industrie, l'éducation et le gouvernement. Il y voit "une occasion de leadership auprès de l’ensemble de la société, d’un témoignage concret que les technologies numériques (bien utilisées) contribuent à l’innovation et à la richesse d’une société, de ses entreprises et de ses citoyens." Mario Asselin est "enchanté de toutes ces démarches qui visent à mobiliser/rassembler/innover". De plus, selon la force du Web, les commentaires laissés sur tous ces blogs enrichissent et diversifient les articles auxquels ils s'attachent.

On voit trop souvent le Web comme une technologie qui peut ou non être adoptée par les partis en place, comme dans la campagne d'Howard Dean et plus récemment celles de Barack Obama et ici, du Bloc Québécois. Ce que je soupçonne et qu'il va falloir regarder de plus près, c'est que le Web est porteur de ses propres valeurs. Ce n'est pas un hasard si ces initiatives nous viennent des "blogueurs d'affaire" et non d'une série d'idéologues.

Ces blogueurs sont des individus mais ils ne sont pas isolés: non seulement ils sont tous connectés mais ils le sont aussi avec l'ensemble des résidents du Web. Ils ne sont pas une vague, juste la crête de la vague.

Le pouvoir 2.0 se manifeste et on en fait tous partie. Même ceux qui résistent ou l'ignorent utilisent leurs ordinateurs et leurs cellulaires. Contrairement aux luttes précédentes les chocs et les batailles n'ont pas lieu entre des groupes distants mais entre des groupes interconnectés dans le même medium. The medium is the message, comme toujours, sauf que, cette fois ci, on fait tous partie du medium. Accrochez vos tuques.

Le Web 2.0 ne fait que commencer

Quelle est cette agitation soudaine autour de la soit-disant fin du Web 2.0? Selon ma compréhension, le Web 2.0 commence à peine à être utilisé par les médias et les entreprises: les points d'interrogation commencent à s'agiter dans la tête de leurs dirigeants, la curiosité nait, des mandats d'exploration se planifient peu à peu. L'aube se pointe, la lumière apparait, mais le paysage baigne encore dans la pénombre du Web 1.0.

Aussi mes sourcils ont commencé à escalader mon front ces jours derniers quand mes estimés collègues se sont fait l'écho d'une "fin" du Web 2.0! Allo!?
Nous sommes tellement de gens interconnectés qu'on peut sûrement trouver des chaînes de citations prévoyant la fin du Web 2.0 depuis son premier énoncé par Tim O'Reilly en 2004, mais les échos récents me sont d'abord parvenus par Mario Asselin, le 12 octobre: "La période "web 2.0" tirerait à sa fin". Ohlala!

Le lendemain, Patrick Tanguay m'orientait vers un horizon moins catastrophique tracé par Scott Loganbill de monkey_bites mais toujours inquiétant: "La fin du Web 2.0, le début du Web Infinité". Heureusement que je suis presque chauve parce que mes sourcils escaladaient encore mon front dégarni.

Le jour suivant, j'ai cru être sauvé par Philippe Martin qui montre les différentes perspectives du Web 2.0 selon les secteurs, mais l'incertitude règne encore: "Le web 2.0 est mort, vive le web 2.0!" Martin Lessard est venu à ma rescousse en renchérissant sur Philippe et en nous renvoyant à TechCrunch, (j'arrête de donner des liens parce que mes sourcils sont à la place habituelle de mon auréole), mais je trouve chez Martin la question qui m'intéresse: "De quel Web 2.0 parle-t-on?".

Excellente question, parce que je réalise aussi que même Tim O'Reilly en donnait une définition confuse en 2005. À cette époque-là je travaillais avec Sylvain Carle, aujourd'hui CTO de Praized, sur un projet de communauté urbaine, et je suis arrivé un jour tout excité en lui disant qu'il fallait qu'on copyright l'expression "Web 2.0 is about people". Avec son flegme habituel, Sylvain avait alors écrit la phrase dans Google et tourné vers moi l'écran de son portable.

Il n'y avait pas alors 1690 résultats comme aujourd'hui, mais certainement une centaine... Tant pis pour l'exclusivité mais pour moi, sur le fond, rien n'a changé dans cette définition claire, simple et limpide: "Web 2.0 is about people".

Le Web 1.0 est le Web des sites de diffusion, des vitrines sur le Web, du broadcast, du one to many.
Le Web 2.0 est le Web des gens, celui où l'on interagit avec des vraies personnes que l'on identifie une à une, que l'on accueille, que l'on mémorise et que l'on respecte.

Le Web 1.0 est basé sur le message, le Web 2.0 est basé sur l'individu.
Le Web 1.0 est celui du produit, le Web 2.0 est celui de la relation.

Si votre site n'offre pas à ses visiteurs de devenir membres, d'avoir une page personnelle, de pouvoir accumuler publiquement la mémoire de leurs participations, vous êtes encore dans le Web 1.0.
Si vous ne montrez pas à vos membres que vous les appréciez, que vous les respectez et que leur participation est en sécurité entre vos mains, vous êtes encore dans le Web 1.0.
Et vous avez des possibilités de croissance extraordinaires dès que vous serez prêts à accueillir vos membres un à un dans votre Web 2.0.

Partout sur la planète Web s'ouvrent des sites qui acceuillent leurs membres à bras ouverts. Partout se développe le Web 2.0: ce n'est pas une mode, une période, un trendy gimmick, une tendance.

Le Web 2.0 est la base même de la révolution fondamentale qui ébranle tous nos médias et tout l'univers du marketing.

Les médias, le marketing savent émettre.
Ils commencent juste à apprendre à accueilir.

Le Web 2.0 ne fait que commencer.

bospointdeuxzero.ca: l'audace de Bos

J'ai eu récemment le privilège de participer à la réalisation de bospointdeuxzero.ca, un site participatif créé à l'occasion des 20 ans de l'agence de publicité Bos, de Montréal et Toronto.

L'objectif du site était double: d'une part célébrer publiquement cet anniversaire de la façon la plus avancée que permet le Web aujourd'hui, c'est à dire par la participation de tous; d'autre part servir de recherche pour un article sur les 20 ans de l'agence que m'avait commandé le magazine Infopresse.

L'aventure n'était pas évidente fin juin dernier quand Roger Gariépy a décidé de se lancer dans l'aventure: on sait qu'une communauté sur le Web met en moyenne un an à s'établir et deux ans à se stabiliser. Or nous avions juste 3 mois devant nous à cause de l'échéance du party des 20 ans le 2 octobre.

Éléments jouant en notre faveur:
- c'est une agence de publicité: tout le monde a un ordinateur sur son bureau, donc pas de "peur des machines";
- c'est une agence de publicité reconnue depuis 20 ans pour sa créativité et la qualité de son travail: on avait l'embarras du choix parmi les tonnes d'images, de vidéos, de messages radios et d'articles disponibles dans les archives;
- les trois associés de l'agence, Michel Ostiguy, Roger Gariépy et Claude Carrier étaient enthousiastes à l'idée de tenter l'expérience.

Éléments contre nous:
- il ne s'agissait ni d'une communauté de pratique, ni d'une communauté d'intérêt, juste de l'évocation d'une histoire et d'un anniversaire;
- les pratiques du Web 2.0 sont peu répandues dans les médias et le marketing;
- il n'y avait aucune obligation ni aucune récompense en jeu pour les participants;
- on avait vraiment très peu de temps;
- à cause du court délai, on propulsait le site presque directement "public", donc sans période d'apprentissage cachée derrière les rideaux;
- toujours à cause du délai, on devait utiliser une solution off the shelf, c'est à dire pas tout à fait adaptée à nos besoins.

C'est la neuvième communauté que je contribue à concevoir au cours des 5 dernières années et je connais les craintes que les outils sociaux génèrent dans les entreprises. La tranquille assurance, la curiosité et l'audace des gens de Bos de sauter publiquement à pieds joints dans le territoire 2.0 m'a ravi tout au long de ces 3 mois. Ils ont vraiment mérité le jeu de mots bospointdeuxzéro.

Le site bospointdeuxzero.ca a aujourd'hui environ:
240+ pages personnelles de membres,
500+ photos,
170+ vidéos,
50+ discussions et histoires de pub dans les forums,
plus des messages radios et des commentaires répartis dans les galeries photos et vidéos. Et ce ne sont que des chiffres qui, comme on le sait, ne représentent pas la richesse que constituent toutes les histoires et les échanges qui sont la vraie valeur d'une communauté.

(ARGHHH! Non messieurs-dames, ce n'est pas un "microsite".) :-)

Comme, encore une fois, le site est public, on a la chance de pouvoir s'y référer pour illustrer des points importants à propos de communauté, de média et journalisme, de marketing et enfin de l'outil utilisé (Ning). Je vais donc dans les jours qui viennent faire 4 articles pour partager les enseignements de cette expérience, et répondre à d'autres questions si vous en avez.

D'ici là, je remercie les gens de Bos pour leur enthousiasme et leur hospitalité, ainsi que les gens d'Infopresse pour m'avoir accueilli dans leurs pages. Je reviendrai dans les articles suivants sur les contributions exemplaires d'individus mais je veux souligner tout de suite le travail formidable d'Alexandrine Perras et Thomas Gobeil.

Je remercie aussi Sylvain Carle, Martin Lessard et Mitch Joel pour leurs conseils et leur complicité de résidents du Web.

tst

nice pic

m&m multimix

Stéphane Lagrange parle de mes observations du Web

Dans son nouveau blog, Stéphane Lagrange rend compte d'une conversation que nous avons eue à propos de mes observations sur le Web. Ça tombe très bien, parce qu'il aborde le concept de Proximité, le sujet de ma prochaine conférence lors du 3e sommet sur les communications universitaires:

Proximity (i.e. “always available”) is another key concept to Bruno. Whereas in traditional media the distance between the ad and the store can be miles and/or days away, on the Web the distance has narrowed down to a mere hyperlink (i.e. URL). The call to action and the ability to take action are instantaneous, almost real time.

And this is exactly where most media companies miss the point. Too focused on page views and unique visitors to measure their online ad display revenue, media corporations miss the conversion to action stage.

To get your customer engaged enough to act upon an ad with the intent of following through, remains the biggest conversion whatever the media. And then, what happens?

Stéphane m'impressionne beaucoup: il y avait des tonnes de distractions pendant notre conversation mais il n'a rien manqué et il présente tout ce concept avec élégance et concision. Super.

Ça me fait réaliser que je ferais peut-être mieux de faire comme McLuhan: plutôt que de passer des mois (des années!) à écrire un livre, je devrais le raconter et réunir les notes de mes interlocuteurs. :-)

Faut-il parler au CRTC?

Le CRTC, l'organisme qui régule la radiodiffusion (incluant la télévision) et les télécommunications au Canada a lancé un "Avis de consultation", c'est à dire qu'il demande l'avis de tous les individus ou organismes canadiens sur "la radiodiffusion et les nouveaux médias". Comme promis dans mon article précédent, je tente ici d'élaguer le chemin pour voir si cela concerne les résidents du Web.

Martin Lessard fait ici un excellent résumé des chapitres précédents et des questions actuelles du CRTC. A priori, ça ressemble à du jargon spécialisé déconnecté du Web et qui ne concerne pas les gens du Web.

De plus, il y a quelques mois, quand le CRTC a fait mine de "règlementer Internet" (voir dans les liens de Martin ci-dessus) je me suis inscrit sur facebook au groupe qui s'opposait à toute initiative du CRTC dans cette direction.

Aujourd'hui, j'essaye simplement d'éclaircir deux points de base:
1- est-ce que le CRTC peut avoir une influence sur l'univers du Web?
et, si oui
2- y a-t-il des domaines où le CRTC pourrait être utile - ou néfaste - aux résidents du Web?

1- Est-ce que le CRTC peut avoir une influence sur l'univers du Web?

Apparemment, oui. À partir de la Loi sur la radiodiffusion et la Loi sur les télécommunications, le CRTC a juridiction sur tout ce qui se transmet de façon électronique sur tout support.

2- Y a-t-il des domaines où le CRTC pourrait être utile - ou néfaste - aux résidents du Web?

Les mots-clés du rôle du CRTC semblent s'articuler autour de la souveraineté canadienne, de la création et de la diffusion de la culture canadienne, de l'accès des citoyens Canadiens à la culture canadienne et de l'utilisation maximale des créateurs canadiens et des entreprises de services canadiennes.

Le CRTC ne semble pas encore le savoir, mais les résidents du Web sont par définition des créateurs canadiens, des communicateurs canadiens, des citoyens canadiens, des diffuseurs canadiens et beaucoup d'entre nous ont (ou travaillent pour) une entreprise canadienne de services.

Le CRTC est donc un organisme dédié à la défense des intérêts des résidents du Web

En ce sens les sujets ne manquent pas. J'ai trouvé quelques références pour des sujets évoqués au Webcamp, mais la liste pourrait facilement s'allonger:

- La neutralité des réseaux.

- Le contrôle des données personnelles.

- La protection des consommateurs et des entreprises canadiennes contre les lobbies de grandes entreprises étrangères qui semblent contrôler l'agenda législatif canadien et la fourniture de services à des gouvernements.

- La protection des consommateurs et des entreprises canadiennes contre les tarifs abusifs des telcos au Canada et le déficit grandissant de bande passante.

Donc la réponse semble être: oui, il faudrait parler au CRTC, faute de quoi les lobbies habituels américains ou canadiens vont parler plus fort.

Il est possible de se manifester sur un site mis en place par le CRTC. C'est une initiative fort louable, mais où chacun n'a que le poids d'un individu. Peut-être serait-il opportun de voir si on pourrait détailler la liste des souhaits des résidents du Web et utiliser nos réseaux pour la présenter en force au CRTC?

Suite du Webcamp 2 à Webcom

J'ai eu le privilège d'être invité par Sylvain Carle à participer au Webcamp 2 lors du dernier Webcom à Montréal.

Je dois d'abord remercier les organisateurs du Webcom, Michel Chioini et Claude Malaison, pour leur accueil, la salle et le repas qu'ils nous ont offerts, ainsi que tous les participants et les visiteurs. Il en est bien sûr sorti d'excellents contacts et quelques merveilles. De biens meilleures blogueuses et blogueurs que moi en ont rendu compte et vous y trouverez toutes les informations et tous les liens:

Yannick B. Gélinas
Mario Asselin
Michael Boyle
Philippe Martin
Sacha Declomesnil

Enfin le compte-rendu de Yannick qui termine en mentionnant le "bref (mais néanmoins rafraîchissant) passage d'Isabelle Lopez". Isabelle était blogueuse de Webcom et était passée en coup de vent au Webcamp en fin de matinée. Elle avait cependant trouvé le moyen de nous laisser un message du genre "C'est pas tout de discuter, mais qu'est-ce qu'on fait maintenant?".

Depuis la fin du Webcamp, deux sujets évoqués par les participants me sont restés en tête comme "chantiers possibles":

- Le CRTC a lancé un avis de consultation sur sa présence sur Internet: serait-ce une bonne idée de soumettre une wish-list de geeks ou plutôt: "une liste de souhaits des résidents du Web"?

- Alors que nous correspondons tous les jours en ligne, qu' y a-t-il de si spécial à se rencontrer DLVV (dans la vraie vie) :-) comme au Webcamp? Est-ce que les avantages spécifiques de la présence ont été répertoriés quelque part ou sinon, est-ce qu'on pourrait les recenser pour en faire un meilleur usage?

J'ai eu l'occasion d'en parler depuis dans un bistro avec Martin Lessard et Jon Husband qui m'ont encouragé à poursuivre. Ce seront donc les sujets de mes deux prochains articles et vos suggestions et propositions sont bienvenues.