économie

La fin des quotidiens?

Dans le numéro du 16 août de The New York Review of Books, Russell Baker établit un constat sombre de l'état actuel des quotidiens. L'article fait un portrait saisissant des écueils qui ont accéléré la déclin des journaux et des journalistes au cours des dernières années tant en rentabilité qu'en crédibilité. C'est très bien écrit, passionant à lire et bien documenté.

"The American press has the blues. Too many authorities have assured it that its days are numbered, too many good newspapers are in ruins. It has lost too much public respect."

Bien que le portrait soit exact, je trouve cependant que tout ce beau monde s'inquiète pour pas grand chose:

- La presse est en mauvaise posture parce que les tendances de lecture lui sont défavorables, mais elle n'est pas encore en mauvais état financier.

- La question importante qui est peu abordée dans l'article est "comment se porte l'information?" et non "comment se porte la presse?". Personnellement, je n'ai jamais eu accès à autant d'infos sur autant de sujets avec autant de points de vue différents. L'information ne s'est jamais aussi bien portée, avec ou sans les quotidiens.

- Pour l'avenir, c'est sûr que la plupart des journaux ne savent pas quoi faire avec la communauté de leurs lecteurs et surtout, ils ne savent pas comment faire de l'argent sur le Web. L'un ne va pas sans l'autre: si on ne sait pas se servir du Web avec les lecteurs, on ne peut pas s'en servir pour générer des revenus. Mais ils vont apprendre.

(Merci Pierre G. pour l'article.)

Sylvain Carle, intelligence technologique

Sylvain Carle fait un accueil formidable à ModAdmin sur A Frog in the Valley et y annonce même le programme:

j’espère qu’on pourra lire sa théorie de la différenciation principale entre les médias traditionnels et les médias en ligne, ses réflexions sur les communautés en ligne et ses observations sur l’économie sociale du réseau.

Of course, sauf qu'il n'y a pas de théorie dans cette boutique, juste des observations sur ce qui fonctionne pour les médias et les communautés.

Il y a quelques années, j'ai voulu reproduire pour un client des modèles que j'avais expérimentés dans des communautés en ligne américaines. Sylvain Carle est la première personne que j'ai alors rencontré qui savait non seulement quelle architecture et quels outils étaient nécessaires mais aussi qui a proposé de nouvelles solutions. Il est un des premiers indigènes du Web au Québec et sans doute un des plus brillants architectes, au même niveau d'aisance à la fois cool et techno que les étoiles américaines du Web. De plus, sa bonne humeur est contagieuse. :-)

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