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Une communauté pour chaque média

Dans un article de nytimes.com sur la concurrence que font les annonces gratuites de Craigslist aux annonces classées des quotidiens, un éditeur annonce l'omniprésence prochaine des communautés:

Clayton Frink is the publisher of The Capital Times in Madison, Wis., where Craigslist arrived in 2005. The newspaper late last month stopped printing daily, adopting a Web strategy and printing weekly.

“Building communities is going to be critical for any online product, whether a newspaper or not.”

"La création de communautés va devenir indispensable pour tout produit sur le web, que ce soit ou non un quotidien."

Pourquoi "indispensable"? Parce que ce qu'on appelle "communauté", faute d'un nom plus précis, recouvre simplement l'interface d'échange et de participation entre un site et son public. Pas n'importe quelle interface, bien sûr, sinon on dirait simplement "site avec commentaires" ou "forum" ou tout autre mot qui ne couvre pas l'engagement dans une relation que représente une communauté.

Tout média ou tout produit qui veut générer une interface de fidélisation à long terme autour de son site a besoin de quelques éléments clés pour devenir une "communauté":

- un engagement à long terme: les gens ne participent pas ou peu s'ils savent que leur contribution est jetable;

- une page personnelle pour chaque membre, à partir de laquelle on peut retrouver toutes ses contribution: la fidélisation, comme la réputation, sont basées sur la mémoire;

- une raison d'être claire; n'importe qui peut lire le contenu d'une communauté, mais les membres participent parce qu'ils font quelque chose qu'ils aiment avec d'autres gens qui aiment le même sujet;

- des règles (ou lignes directrices) claires qui définissent les sujets, les hors-sujets et les balises de comportement, avec un système d'alerte des modérateurs pour que les membre aident à maintenir les objectifs, l'ambiance et la civilité;

- des interactions personnelles: sur le web, les entités n'existent pas, il n'y a que des gens; les auteurs, modérateurs et administrateurs doivent être nommés, reconnaissables, identifiables par leur page personnelle et rejoignables par courriel.

L'art d'utiliser les réseaux sociaux

La gratuité des réseaux sociaux permet à tout organisme ou entreprise d'amorcer à peu de frais la participation de sa communauté, comme le montre bien l'utilisation qu'en fait le Brooklyn Museum:

Sur sa page Network, le musée convie ses visiteurs à participer par facebook, flickr, MySpace, blip.tv et twitter.

Sur la page Blogs, les visiteurs qui ont parlé du musée sur leur blog sont invités à envoyer un lien qui est ensuite posté dans cette page.

Le même modèle est appliqué pour les vidéos. On y mentionne en même temps les concours de vidéo organisés par le musée.

Sur la page Photos sont affichées les photos que les visiteurs ont posté dans le Groupe du musée sur flickr.

Le musée s'assure ainsi que tous les contenus qui parlent du musée en texte, photos ou vidéos augmentent sans cesse son contenu en ligne.

Juste en accueillant ses visiteurs en ligne et en diffusant leurs contenus, le musée leur fait aussi prendre conscience qu'ils appartiennent à plusieurs communautés: celles des amateurs d'art, celle des visiteurs du musée, celle des participants et celles des différents réseaux sociaux.

Et surtout, en mettant en évidence la contribution de ses membres, il s'assure de leur fidélité. Tous ceux qui participent se sentent en effet accueillis par la communauté du musée, puisque leur propre contribution est diffusée sur le site non loin des oeuvres d'art qu'ils ont pu admirer lors de leur visite.

via Miko - MetaFilter

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